CASTELLO DI MOLA

Via Abate Tosti, 21, 04023 Formia LT, Italia
3512
accessibilità : luogo pubblico

À l’occasion de ma recherche à l’Archive Historique de Formia, j’ai eu la possibilité de visionner toutes les pièces du rez-de-chaussée du Fortin où est situé l’Archive lui-même.

Je connaissais déjà les pièces du premier étage grâce aux nombreuses expositions et plusieurs manifestations organisées là.

Le terme « Fortin » n’est pas utilisé improprement. C’est certainement le terme qui convient le plus à cet ensemble défensif qu’on a toujours appelé Château de Mola ou simplement Tour de Mola quand la plupart des structures étaient réduites en ruine.

Si l’on exclut l’aspect extérieur encore en mauvais état du Donjon cylindrique, le résultat de la rénovation des pièces peut être considéré comme satisfaisant.

D’après mes souvenirs de la manière dont était endommagé le site par la guerre, je n’aurais jamais pu imaginer que autour de la Tour il puisse y avoir une dizaine de pièces au rez-de-chaussée et tout autant au premier étage outre à des terrasses et des espaces extérieurs dont certains même de dimensions considérables.

 

L’histoire du Château de Mola est compliquée surtout à cause des alternances entre Angevins, Aragonais et Caetani, mais j’essaierai de la rendre plus facile en me limitant aux choses les plus importantes et les plus significatives en respectant la chronologie des événements qui facilite la compréhension.

 

C’est  Charles II d’Anjou,roi de Naples, en 1289 à avoir eu l’idée et la volonté de construire un petit bastion à Mola dans le but d’une plus grande protection de Gaeta. Le Donjon cylindrique 27 mètres de haut, avec 15 mètres de diamètre extérieur et des fortifications à la base de 2 mètres, était au centre d’une muraille de 200 mètres avec des murs en plomb du côté de la terre et oblliques, comme les bastions de Gaeta, du côté de la mer. Sur ces bastions de forme hexagonale et pas trop élevés, deux Tours quadrangulaire à deux étages situées à l’ouest et au sud, aujourd’hui non plus visibles.

Les portes étaient deux une appelée de Terre et une autre de Mer pour l’embarquement et le débarquement des hommes et des matériels.

Au rez-de-chaussée côté est une petite place d’armes est encore visible avec des traces évidentes de cuisines sur le côté est. Dans un coin on a retrouvé des restes d’un petit cimetière utilisé par les châtelains. Le rez-de-chaussée était complètement destiné aux logements pour douze soldats, aux  écuries pour les chevaux et aux bureaux administratifs. La Tour avait et a toujours trois pièces, l’une au dessus de l’autre.

Le rez-de-chaussée était utilisé comme une prison provisoire pour les coupables en attente du procès qui était célébré à l’étage supérieur communiquant avec la prison sous-jacente par un escalier interne en bois. La prison est maintenant accessible depuis le rez-de-chaussée par une porte extérieure.

Au sommet, à une époque plus proche de nous, nous aurions vu flotter un drapeau, deux canons de bronze et deux espringales, qui étaient de gros fusils montés sur des chevalets. Tout le premier étage était réservé au Regio Castellano qui y habitait avec sa famille. À l’entrée de la porte de Terre, à gauche une grande Chapelle Nobiliaire réservée aux fonctions religieuses des occupants et dédiée à l’Archange Saint-Michel, protecteur du Château est encore visible aujourd’hui.

 

En 1460, le roi Ferrante I d’Aragon, (famille succédée aux Angevins en 1435) accorda la Seigneurie du Château de Mola à Nicola Caetani, en le nommant Conseiller d’État et avec l’acquisition du titre de « Caetani di Castelmola » avec des armoiries familiales. (voir les photos)

L’acte d’attribution du 5/3/1460 parle de « Nicolai Caytano ». J’oubliais de dire que les occupants du Château de Mola, par rapport au territoire environnant, avaient une autonomie administrative parce que dépendant de Gaeta et géraient un droit de douane qui dura jusqu’en 1800. Au début du XIXe siècle avec l’avènement des Français et de Joseph Napoléon roi de Naples (appelé aussi Joseph Bonaparte), le droit des Caetani fut méconnu et le Château fut abandonné en 1815 jusqu’à quand, après la disparition des Français, le dernier héritier, le comte de Castelmola Onorato Xll, en 1880 le restaura en y ajoutant le merveilleux portail de marbre du 16ème siècle, en style Renaissance, acheté aux enchères à Gaeta après le siège de 1861 et provenant du Palais Guastaferri de la place Cavallo.

À nouveau abandonné parce que détruit durant la dernière guerre mondiale, l’ensemble défensif devenu un tas de décombres, mais encore privé ,a été acquis par la Province qui l’a restauré , meublé et en 2012 l’a donné à la ville de Formia.

La dernière nouvelle est complètement archéologique puisqu’ on a découvert que le Château a été construit sur une partie des thermes romaines encore visibles par le pavage en verre transparent, utilisé dans de nombreuses pièces du rez-de-chaussée, qui laisse bien voir des parties du Calidarium du Frigidarium ainsi que des canaux d’écoulement des eaux chaudes et froides.

 

Curiosité : LE PORTAIL DE LA TOUR DE MOLA DE FORMIA

 

Avant et après la guerre du siècle dernier

 

Raffaele Capolino

 

LA PORTE DES ESPAGNOLS AU CHÂTEAU DE MOLA-FORMIA 

Elle a été construite à côté du Château de Mola, pendant l’époque Aragonaise, entre 1400 et 1500, comme raconte en 1885 le Comte de Castelmola Honoré Gaetani, douzième propriétaire du même ensemble de forteresse. 

“……sous la domination espagnole a été ordonnée par le Gouvernement la construction d’une grande porte sur la voie publique entre la mer proche de la porte d’entrée, et celle du bâtiment de réunion, de telle sorte que la nuit elle empêchait l’entrée et la sortie de la ville, sauf dans les cas urgents, et de service royal : et cette porte s’appelait Porte des Espagnols, où une garde était assignée.

La porte a été abolie en l’an 1799 par les armes républicaines françaises, et l’arc du bâtiment sous lequel elle était a été détruit en l’an 1851, et en cette occasion l’administration publique a canalisé à ses frais, sous la chaussée de la route, l’aqueduc qui apporte l’eau au château, et qui avant passait sur l’arc de bâtiment susmentionné.

On comprend donc que la porte avec l’arc construite par les Aragonais, a également servi d’aqueduc surélevé, très probablement relié, à l’extérieur, avec l’aqueduc romain dont aujourd’hui nous voyons les restes.

En 1799, quand les français commandés par le Général Rey prirent possession du Château, deux canons et deux espringales furent jetées par le haut de la tour sur la place d’armes de parade, parce que il était impossible de les descendre par l’escalier interne.

En 1860 les piémontais sous les ordres de l’Amiral Persan ont bombardé le Château en pensant que c’était une forteresse pleine de soldats.

Voici l’histoire de la Porte orientale, appelée aussi Porte des Espagnols, mais l’antique Mola avait deux autres portes.

La Porte occidentale, appelée Porte des Français ou de l’Horloge, abattue à l’époque du podestat Felice Tonetti, et une Porte au nord à Maiorino, abattue elle aussi dans les premières années du siècles dernier.

Cette dernière Porte, appelée aussi “Arc du Maiorino” a déjà été objet, dans le passé, d’un de mes articles.

Raffaele Capolino

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